[…] le web sémantique se nourrit de contenus édités humainement et les données liées s’enrichissent par des éditions externes. Prenons l’exemple du site de musique de la BBC, les pages d’artistes comme celle ci sont générées à partir de différentes sources de données. Or ces sources de données sont dans la plus part des cas éditées humainement : DBPedia (wikipedia) et MusicBrainz ne sont ils pas des exemples incroyables d’éditions humaines ?
Aujourd’hui les éditeurs de données musicales ou de données encyclopédiques ont leur communauté et leur plateforme. Les éditeurs du web ont également la leur. Des sites comme la BBC l’ont bien compris et plutôt que de construire leur propre base de données, la BBC non seulement utilise des sources externes mais surtout participe à l’édition de ces sources. Quand un journaliste de la BBC découvre un nouvel artiste, que fait-il ? Il va éditer wikipedia et MusicBrainz. L’erreur est de penser que le web sémantique se caractérise par l’échange de données éditées par des communautés distinctes.
Les médias traditionnels visent un niveau commun d’information sans pouvoir la personnaliser. À terme, le Web sémantique permettra de regrouper et d’intégrer différentes informations sur un même sujet peu importe leur source, que ce soit les données gouvernementales, les blogues universitaires ou les articles de journaux, de les sélectionner de façon hyperspécifique si tel était le besoin et de les restituer dans un même document sans que l’usager ait à les transposer lui-même. Cela engendrerait une expérience inédite de consommation par laquelle l’usager pourrait reprendre le contrôle de l’information.
Le problème que le web sémantique essaye de résoudre est, comme le souligne bien Rachel Lovinger de l’agence Razorfish, la complexité : “S’il y a bien une chose à laquelle les machines surpassent facilement les humains c’est le traitement rapide des requêtes complexes et la mémorisation de longues séries de chiffres, la recherche d’un élément précis au travers de millions de pages. Les systèmes sémantiques sont conçus pour capter la logique qui va leur permettre de comprendre ce type de relations entre données et les utiliser pour donner une nouvelle dimension aux données.
Ontologies pour le Web 2.0
La structuration des données permet une recherche plus intelligente fondée sur le sens des mots - la sémantique - plutôt que sur leur forme - la syntaxe.
Des formations en Web sémantique au CRIM
Jusqu’à maintenant, je ne suis pas tombé sur beaucoup de formations en Web sémantique données au Québec. Il y a bien quelques universités qui proposent des cours sur le sujet, mais ils ne me semblent pas très accessibles pour des professionnels du Web qui sont surtout intéressés par de la formation continue ponctuelle.
Le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) est donc un des rares endroits qui propose de vous former en Web sémantique. Leur offre comprend cinq cours conçus et donnés par Yan Bodain, expert-conseil en technologies sémantiques. Vous pouvez suivre ces formations à Montréal ou Québec.
Voici un résumé des offres du CRIM :
Notez qu’il faut un nombre d’inscription minimum pour que les formations aient lieu. Donc si vous êtes intéressé à un cours, c’est à votre avantage de vous inscrire le plus tôt possible.
En conclusion, si vous connaissez d’autres centres de formation qui offrent des cours en Web sémantique, communiquez avec moi et j’en parlerai ici.